Le-Bonheur-des-Mots

Le-Bonheur-des-Mots

Mon été ( Serge JB)


Le soleil, déjà haut, écrase les coteaux,
Et le vent, mollement, agite les feuillages. 
Les papillons pressés volètent en soubresauts
Butinant à l'envi, se moquant de leur âge.

Assaillis par les cades, les genêts font palabre, 
Les restanques s'étagent, recouvertes de cistes.
D'épars coquelicots rougis comme cinabre,
Marquent leur territoire d'une touche d'artiste.

Abandonné un jour, sans espoir ni raison,
Ce lieu est immobile, comme privé de maître. 
Ici et là marqué des traces d'un tison,
Vestiges d'une vie qui eût aimé paraître.

Sous le cyprès épais, laissé en liberté;,
La poussière chauffée se lève et puis se sème.
J'écoute le printemps qui cède à l'été,
Installant un silence propice à la bohème.

Au-dessus de ma tête, voiles de vapeur, ivres,
Quelques rares cirrus planent vers leur destin.
Dans le bleu de l'espace une ligne s'étire.
A sa pointe, un éclat, empli d'êtres indistincts,

Traversant innocents les méridiens du monde,
Ignorant qu'en dessous j'écoute les oiseaux.
Laissant les yeux mi-clos, j'attends que mon cœur fonde,
Ce moment est, du temps, un merveilleux joyau.



12/09/2016
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